Les origines de la ville

Il faut remonter au 1er siècle de notre ère pour trouver les 1eres traces d’habitat sur notre territoire. Il s’agit des vestiges d'une villa gallo-romaine découverte lors de fouilles archéologiques au hameau du Lac.  Le bourg primitif de Privas se développe, à partir des 11e-12e siècles, au niveau de la ville actuelle, autour de la 1ere église Saint Thomas sise sur l’actuelle Place de la République.

Au XIIIè siècle, un château (castrum), situé à l'emplacement actuel du Conservatoire et de la Maison des associations place des Récollets, surplombe le bourg. Ruiné en 1629, il n'en reste plus rien aujourd’hui.

Privas est profondément marquée par les guerres de religion. Dès le XVIe siècle, la Réforme (mouvement religieux protestant) s'implante profondément et rapidement à Privas et dans le Vivarais.

Ce mouvement religieux, populaire au début, attire un grand nombre de personnes de la noblesse et de la haute-bourgeoisie Vivaroise. Pendant près de 70 ans, le culte catholique n’est plus célébré à Privas ; l'église catholique est même détruite en 1570. Un pasteur venu de Suisse organise l'Église réformée de Privas.

Privas joue alors un rôle de premier plan en devenant place de sûreté particulière c’est-à-dire que la ville est gouvernée par un seigneur protestant (Jacques de Chambaud) avec une administration religieuse, civile et militaire protestante.

A la mort de Jacques de Chambaud, sa fille unique, Paule, hérite de la baronnie de Privas. A la suite de son veuvage, elle épouse, en secondes noces, Claude de Lestrange, seigneur catholique. Les habitants, protestants pour la plupart, expulsent leur seigneur et se rallient à Joachim de Beaumont, surnommé « le brave Brison »

Les conflits s’enveniment entre catholiques et protestants dans tout le bassin privadois.

En 1629, jugée rebelle et insoumise à l’autorité royale, la ville est assiégée par l’armée de Louis XIII. A l’issue de 15 jours de siège, Privas est prise et rasée par les troupes royales. Frappée d’interdit, la ville ne peut être ré habitée sans autorisation royale. Elle met plusieurs années à se relever mais en 1632, la vie privadoise semble avoir repris car les archives nous indiquent des foires florissantes.

En 1790, elle devint chef-lieu du département de l'Ardèche.
 
Au XXIe siècle les communautés catholiques et protestantes sont très vivantes et très présentes.

 

Le patrimoine architectural

Privas compte trois monuments historiques sur son territoire

  • Le pont sur l'Ouvèze dit de Louis XIII est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 9 mars 1923.
  • Une borne milliaire gallo-romaine est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 26 septembre 1903.
  • La Tour Diane de Poitiers, dont la porte et tourelle d'escalier sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 5 avril 1935.      
ainsi que d'autres monuments
  • La porte aux Diamants.
  • Le hameau médiéval de la Tour du Lac
     

 et un géosite classé à l'Unesco

  • le Montoulon

 

De nombreux édifice religieux témoignent de l'importance du culte dans la cité :

 

la nouvelle église Saint-Thomas

construite en 1884 dans le style néo-roman, elle remplace l'ancienne église paroissiale de Privas. On remarque particulièrement la composition de ses 48 pièces de vitraux inspirées des couleurs et des motifs des cathédrales gothiques, ils rappellent le cadre médiéval de l'époque.

l'ancienne église Saint-Thomas

cette ancienne église date du XVIIè siècle. Désaffectée lors de la construction de l'actuelle église paroissiale, elle a servi de théâtre (« Odéon »), de cinéma, puis de médiathèque municipale, fonction qu'elle remplit encore en 2020.

la chapelle du Centre Hospitalier Sainte-Marie de Privas

située cours du Temple, datant du XIXe siècle, elle sera conservée après les travaux de rénovation des bâtiments hospitaliers en cours.
 

le couvent des Récollets de Privas

Cet ancien couvent, situé place des Récollets, a été construit sous le règne de Louis XIV. En 1790, la chapelle de ce couvent est le siège du tribunal révolutionnaire.
Au fil du temps, le couvent sera successivement transformé en lieu de vote, en caserne, en poudrière. Il a servi également de Prison.
En 1827, le couvent est aménagé en collège dirigé par les père Basiliens, puis laïcisé en 1872.
La chapelle reste en fonction durant cette période. Elle est désacralisée en 1966. Elle abrite depuis 1980 une collection d'art religieux du XIXè siècle.
 

la chapelle Notre-Dame-des-Douleurs

au belvédère du Mont Toulon, propriété de la congrégation Sainte-Marie de l'Assomption.


la Pietà monumentale

sculpture de Carlo Sarrabezolles (1955) www.sarrabezolles.org

PRIVAS mag

N°18

HIVER 2021 PDF - 9,76 Mo Télécharger